Histoire de Saint Briac

Saint-Briac-sur-Mer est une commune française, située dans le département d’Ille-et-Vilaine et la région Bretagne
La dénomination bretonne de la commune est Sant-Briag.
Ses habitants sont appelés les Briacins.

La Mairie

Administration

La commune a eu pour maire de juin 1995 à mars 2008, Brice Lalonde, ancien ministre de l’Environnement, fondateur de Génération écologie et bénéficiaire, par sa mère, du manoir de la fondation Forbes des Essarts.

Depuis mars 2008, le maire est Auguste Senghor, un neveu de Léopold Sédar Senghor (1906-2001), l’ancien président de la république sénégalaise. Auguste Senghor avait été auparavant maire du May-sur-Èvre (dans le Maine-et-Loire, à côté de Cholet) de 1977 à 1989 et de 1995 à 2008. Vétérinaire de profession, il a été le président du Conseil régional de l’Ordre des vétérinaires pour les Pays de la Loire.

PaysFrance
RégionBretagne
DépartementIlle-et-Vilaine
ArrondissementSaint-Malo
CantonDinard
Code commune35256
Code postal35800
Maire Mandat en coursAuguste Senghor 2008-2014
IntercommunalitéCommunauté de communes de la Côte d’Émeraude
Site internetSite officiel de la ville de Saint-Briac-sur-Mer
Liste des maires
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
??Gaston Dambreville  
19711977M. Bourgeois  
1977?Ernest Ogé  
?1983André Taisne  
19831989François Debonnet  
mars 1989juin 1995Michel Le Bras  
juin 1995mars 2008Brice LalondeGénEco (DVD) 
mars 2008 Auguste Senghor Vétérinaire retraité
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Démographie

Population1 948 hab. (2006)
Densité242 hab./km²
Aire urbaine81 962 hab.
GentiléBriacin, Briacine
Évolution démographique
196219681975198219901999
1 6231 6661 6191 6911 8252 054
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Géographie et Environnement

Coordonnées48° 37′ 16? Nord2° 07′ 58? Ouest
Altitudesmini. 0 m — maxi. 62 m
Superficie8,06 km²

Du point de vue de la richesse de la flore, Saint-Briac est à la septième place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 611 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1373 taxons (118 familles). On compte notamment 54 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 27 taxons protégés et 35 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237).

Plusieurs plantes de littoral comme l’armérie maritime se rencontrent sur la commune, notamment à la pointe de la Garde-Guérin avec sa pelouse littorale à silène maritime(Silène uniflora) et les orchidées des marais du terrain de golf « espace d’une exceptionnelle richesse floristique » (Ophioglossum vulgatum).

Histoire

Le nom de Saint-Briac vient d’un saint nommé Briac, originaire d’Irlande.

Briac débarque en Bretagne avec saint Tugdual sur la côte du Léon vers 548. Au village de La Chapelle aurait été bâtie, semble-t-il, une chapelle ou un oratoire ainsi qu’une croix surnommée « Saint-Palm ».

La paroisse est mentionnée pour la première fois en 1271. Il s’agit d’un démembrement de la paroisse primitive de Pleurtuit et elle dépendait de l’évêché de Saint-Malo.

Au XVIe siècle et jusqu’à la Révolution, les du Breil de Pontbriand étaient les seuls seigneurs de Saint-Briac-sur-Mer. Les 4 et 5 septembre 1758, une flotte britannique, forte de plus de 113 navires et commandée par l’Amiral Richard Howe, débarque dans l’Anse de la Fosse, à l’est de la Garde Guérin en Saint-Briac, un corps de plus de 9 000 hommes (voire 13 000) sous les ordres du général Thomas Bligh qu’accompagnait le duc d’York, le futur roi Georges III.

Elle établit un camp au Village de la Plate-Roche (Saint-Lunaire), après avoir pillé Saint-Briac et ses environs : elle incendia les villages en Saint-Briac de la Fosse, du Mesnil, du Chemin et de la Ville-au-Coq.

Saint-Briac est appelé Port-Briac pendant la Révolution française.

Comme le montrent les tableaux des grands peintres de la fin du XIXe siècle et les photographies d’époque, la côte, avant l’implantation des villégiatures, était dépourvue d’arbres : ce sont les nouveaux résidents estivaux qui ont planté toutes sortes d’espèces et ainsi agrémenté le site.

La ville est libérée par les Américains le 15 août 1944.

Une branche de la famille Forbes, une riche et ancienne famille américaine de Boston d’origine écossaise qui a fait fortune au 19e siècle dans le commerce avec la Chine et le chemin de fer, possède un domaine sur la commune, aux Essarts.
James Grant Forbes (1879-1955), né à Shangaï et ayant fait ses études en Angleterre et à Harvard, à côté de Boston, conforta la fortune familiale en commerçant en Chine dont le commerce de l’opium. Il fit l’acquisition du domaine des Essarts qui allait devenir le lieu de réunion familiale.
James Grant Forbes était le grand-père de Brice Lalonde, candidat écologiste à l’élection présidentielle française de 1981, ancien ministre de l’Environnement et ancien maire de la commune et de John Forbes Kerry, sénateur américain du Massachusetts. La commune et le domaine des Essarts connurent une certaine notoriété médiatique en 2004 quand John Kerry fut le candidat démocrate pour l’élection présidentielle américaine face au président sortant George W. Bush.

De nombreux membres de la famille Forbes ont passé les vacances d’été en Bretagne dans ce domaine familial. Durant l’Occupation, Les Essarts furent réquisitionnés et employés comme siège d’une société allemande. À leur départ, les occupants bombardèrent et brûlèrent la propriété. Le domaine fut reconstruit en 1954.

Économie

Saint-Briac-sur-Mer est une station balnéaire avec une forte activité touristique.

Monuments et lieux particuliers

L’église Saint-Briac (XVIIe siècle), reconstruite entre 1870 et 1875 à l’emplacement d’églises primitives datant de 1671 et des XI-XII-XIIIe siècles. Cette reconstruction a été en partie financée par les marins de Saint-Briac ayant en échange reçu une autorisation de pêcher le dimanche 7 (des maquereaux sculptés ornent d’ailleurs l’extérieur de l’édifice). L’ancienne église, qui datait de 1671, se composait d’une nef avec deux collatéraux, d’un transept, d’une abside à pans coupés, et d’un clocher daté de 1671. La chapelle prohibitive des seigneurs de Pontbriand, comme seigneurs de la Garde, était du côté Nord. Une litre aux armes des seigneurs de Pontbriand entourait l’église au XVIIe siècle. Le chœur de l’église renfermait jadis un tombeau élevé appartenant aux seigneurs de la Houlle. Un reliquaire ou charnier, avec une inscription en quatre vers, se voyait autrefois en face de la porte d’entrée. L’ancienne église a été démolie en 1870 ; seule la tour carrée à l’Ouest, surmontée d’un clocher, a été conservée. Ce clocher est classé monument historique. Entièrement en granit, il est orné de deux galeries à balustres et coiffée d’un dogme octogonal. Ce genre de construction unique en Ille-et-Vilaine, rappelle certains autres clochers bretons du Trégor ou du Finistère. Il abrite une cloche de 1690 donnée par le seigneur de Pontbriand ;

La chapelle de l’Épine-Notre-Dame ou chapelle Saint-Adam, mentionnée sous ce nom dès 1628. Elle est déclarée en ruine en 1682 et reconstruite en 1688 sous le nom de Notre-Dame de l’Épine. Ancienne chapelle frairienne, elle est réédifiée en 1833. Son campanile porte les dates de 1565, 1688 et 1833. La tradition prétend qu’elle est construite sur l’emplacement d’une épine où l’on trouva une statue de la Vierge. On y conserve l’ancienne cloche de la chapelle Saint-Adam et la statue de la Vierge,

L’ancienne chapelle du Vieux-Couvent (XIXe siècle) des Sœurs de la Sagesse (1700-1800),

Le calvaire des marins (XIXe siècle), située au bourg de Saint-Briac. Il se trouve à l’emplacement d’un ancien dolmen détruit vers 1850,

La croix située au village de la Chapelle. Cette croix remplace l’ancienne chapelle Saint-Pabu ou Saint-Tugdual,

Le château du Nessay (XIX-XXe siècle). Le château de Saint-Briac qui était situé au lieu-dit La Houlle a été détruit vers 1650. La seigneurie de La Houlle est annexée par le Roi en 1650 à la seigneurie de la famille Breil-de-Pontbriand,

L’ancien château-fort de la Houlle, mentionné dès le XIIe siècle dans le Roman d’Aquin. Il possédait jadis une chapelle privée. C’était le château seigneurial de la paroisse. Propriété de la famille d’Elbiest en 1460 et en 1520. Il est annexé en 1656 à la seigneurie de Pontbriand,

L’ancienne faïencerie (1898-1899),

L’hôtel de La Houle (1880-1885),

La maison (XVIIIe siècle), située au n° 1, rue du Nord,

La rue pavée Emile-Bernard,

Le lavoir (XXe siècle),

Le boulevard de la Mer et le balcon d’Emeraude,

Quatre moulins dont les moulins à vent de la Houlle (encore surnommé Moulin de Pierre Allée) (XVIIe siècle), de la Marche, de la Tourelle, et le moulin à eau de Rochegoude (XIXe siècle)

Plusieurs monuments mégalithiques,

La découverte de haches, de monnaies romaines et gauloises,

Le Tertre-Girault et la « pierre du diable »,

L’ancien manoir de la Garde. Propriété de la famille Boutier, puis de la famille du Breil en 1682,

L’ancien manoir de la Ville-aux-Provôts, situé route de Pleurtuit. Propriété de la famille du Breil en 1682,

Le bureau de poste construit sur les plans de Pierre-Jack Laloy en 1936 est un bon exemple de l’architecture régionaliste de l’entre-deux-guerres.

Personnalités liées à la commune

Plusieurs membres survivants de la Famille royale de Russie, dont le grand-duc Vladimir Kirillovitch de Russie (1917-1992) s’installerent en 1920 à Saint-Briac-sur-Mer.

Armel Beaufils, sculpteur, a résidé à Saint-Briac-sur-Mer de 1929 à 1952

Gabrielle Bellocq (1920-1999), pastelliste impressionniste a vécu plusieurs années impasse Croix-des-Marins, à Saint-Briac-sur-Mer, où elle est décédée, et est inhumée au cimetière communal,

Émile Bernard (1868-1941), peintre et écrivain, a décoré, au cours des deux mois passés à Saint-Briac-sur-Mer, sa chambre de l’auberge de Mme Lemasson située dans la rue qui porte aujourd’hui son nom,

John Kerry, sénateur américain du Massachusetts et un ancien candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine de 2004. Cousin de Brice Lalonde, il a souvent passé, avec ses parents, les vacances d’été dans la maison familiale de Saint-Briac-sur-Mer, « Les Essarts », durant son enfance.

Brice Lalonde (1946), ancien maire de Saint-Briac-sur-Mer, ancien ministre de l’environnement,

Alexandre Nozal (1852-1929), peintre, a représenté de nombreux paysages de Saint-Briac-sur-Mer et des environs,

Auguste Renoir (1841-1919) a peint une paysanne et sa vache près du moulin,

Paul Signac (1863-1925), peintre paysagiste, créateur du pointillisme et du divisionnisme, s’est souvent arrêté à Saint-Briac-sur-Mer au cours de ses navigations côtières.

Quelques photos

Bibliographie

  • Aimée et Cédric Gourin, La Côte d’Emeraude, de Saint-Lunaire à Saint-Jacut-de-la-Mer, éditions Alan Sutton, 2009

Liens externes

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